Comme nous l'avons déjà indiqué, l'importation et la
vente sous le label biologique de café vert ou transformé doit respecter la
réglementation légale du pays consommateur. Ce respect doit être vérifié par une
tierce partie; la procédure est appelée certification. Il est important de
savoir que les règles diffèrent d'un pays à
l'autre.
La procédure de certification comporte un certain
nombre d'étapes. Il convient de noter qu'il existe une distinction claire entre
la certification d'un opérateur pour produire du café biologique, et la
certification d'un lot exporté pour être importé sous le label biologique.
- Enregistrement. Le producteur sélectionne un
organisme de certification (certificateur) et signe un contrat. Le producteur
fournit des renseignements sur son exploitation et sur ses installations pour la
transformation. Il fait l'objet d'un enregistrement formel.
- Inspection. Une fois par an au moins le
certificateur inspecte les installations de production et de transformation.
- Certification. Le rapport d'inspection permet
de décider ou non de délivrer un certificat principal.
- Certificat de
contrôle (anciennement appelé certificat de transaction). Il doit être
délivré pour chaque expedition d'exportation vers l'Union Européenne, les
Etat-Unis et le Japon, indiquant la quantité exacte et l'origine biologique,
suite à quoi les marchandises peuvent être exportées/importées sous le label
biologique.
Le processus de certification inclut l'évaluation de
la capacité de production et d'exportation du producteur qui sera à la base de
l'évaluation de l'authenticité des futures transactions à l'exportation. Il
s'agit de veiller à ce que les vendeurs de produits biologiques ne dépassent pas
la capacité enregistrée. De même, dans l'Union Européenne les produits
biologiques peuvent être étiquetés en tant que tels uniquement une fois que
toute la chaîne de production et de manutention, du producteur jusqu'à
l'importateur, a été inspectée et certifiée.