Le Brésil. La
hausse des températures indique que la production de café deviendra viable dans
les zones autrefois considérées comme trop vulnérables aux gelées. Les agences
météorologiques rapportent des températures constamment au-dessus de la moyenne
historique depuis les années 90. Toutefois, les températures trop élevées
réduiront la surface totale des terres qui ont un climat propice à la production
de café. *
La Colombie. Les
coûts de production sont susceptibles d'augmenter en raison des nouvelles
conditions climatiques favorisant la prolifération des insectes, invasions et
microbes pathogènes, et perturbant à l'équilibre naturel entre certains
parasites et leurs prédateurs naturels. Les maladies se développeront vers de
nouvelles zones. Les besoins en eau peuvent augmenter en raison de températures
plus élevées causant plus d'évaporation, forçant de nombreux agriculteurs à
recourir à l'irrigation. Dans certaines régions, les agriculteurs voudront
transférer leur production de café à de plus hautes altitudes afin de chercher
d'un meilleur environnement.
Le Costa Rica -
Les agriculteurs sont également confrontés à des menaces de changement
climatique, mais la hausse des températures peut également s'étendre à des
régions de haute altitude (jusqu'à 2000 m) où le café de qualité pourrait être
cultivé
L'Inde. La
diminution des précipitations dans certaines zones change nettement
l'écosystème et les conditions agricoles. Alors que les températures plus
élevées favorisent la prolifération des parasites tels que le foreur de tige
blanc et le scolyte des cerises, encore pire les agriculteurs touchés par le
manque d'eau creusent des puits de grand volume diminuant ainsi la nappe
phréatique dans leur région.
Le Kenya - On
s'attend à ce que la surface totale de production de café et de thé reste
inchangé mais se déplace en altitude. Les terres autour du Mont Kenya
actuellement utilisées pour le thé deviendront inutiles et la production de thé
migrera vers la montagne, déplaçant la couverture forestière, accélérant ainsi
le réchauffement local et mondial. La hausse des températures aura également un
impact négatif sur l'incidence et la prolifération des parasites et des maladies
ce qui pourra affecter la "Tasse de Kenya" qui rend le pays célèbre.
Le Mexique. La
production de café est en danger en raison du changement climatique et de la
prolifération des parasites. Même les caféiers cultivés à des altitudes de 1 200
mètres qui n'étaient pas précédemment menacés, sont maintenant affectés par le
foreur de cerise. A présent le café est en danger quelque soit l'altitude à
laquelle il est cultivé.
Le Pérou. La
hausse des températures et les conditions météorologiques erratiques changent
les tendances historiques dans les zones productrices de café. Les récoltes
semblent commencer plus tôt et les agriculteurs signalent que les caféiers
cultivés en haute altitude mûrissent parfois à des périodes plus conformes à
des cultures en basse terre. Les principaux changements rapportés à ce jour sont
l'augmentation de la température combinée à des vagues de froid soudaines. La
réduction de précipitations dans certaines régions ne modifie pas le niveau
total mais les schémas de répartition d'eau sont sérieusement perturbés dans
d'autres régions, avec des inondations, des glissements de terrain, et des vents
très forts qui endommagent les infrastructures et les plantations de café.
L'Ouganda. Ici
un rapport d'Oxfam indique que "si la température moyenne mondiale augmente de
2° C ou plus, alors la plupart de l'Ouganda est susceptible de devenir impropre
à la culture du café". Les inondations plus fréquentes et les glissements de
terrain sont déjà une situation préoccupante considérant que la répartition des
précipitations est devenue plus irrégulière. D'un autre côté, les agriculteurs
plantent plus d'arbres d'ombre, en appliquant plus de paillage et en courbant
le niveau du sol pour capturer l'eau de pluie.