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  • 13.2.5-LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET L'INDUSTRIE DE CAFÉ-RÉCHAUFFEMENT MONDIAL COMME RAPPORTÉ PAR QUELQUES PAYS PRODUCTEURS

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  • Réchauffement mondial comme rapporté par quelques pays producteurs

     
     
    Le Brésil. La hausse des températures indique que la production de café deviendra viable dans les zones autrefois considérées comme trop vulnérables aux gelées. Les agences météorologiques rapportent des températures constamment au-dessus de la moyenne historique depuis les années 90. Toutefois, les températures trop élevées réduiront la surface totale des terres qui ont un climat propice à la production de café. *
     
    La Colombie. Les coûts de production sont susceptibles d'augmenter en raison des nouvelles conditions climatiques favorisant la prolifération des insectes, invasions et microbes pathogènes, et perturbant à l'équilibre naturel entre certains parasites et leurs prédateurs naturels. Les maladies se développeront vers de nouvelles zones. Les besoins en eau peuvent augmenter en raison de températures plus élevées causant plus d'évaporation, forçant de nombreux agriculteurs à recourir à l'irrigation. Dans certaines régions, les agriculteurs voudront transférer leur production de café à de plus hautes altitudes afin de chercher d'un meilleur environnement.
     
    Le Costa Rica - Les agriculteurs sont également confrontés à des menaces de changement climatique, mais la hausse des températures peut également s'étendre  à des régions de haute altitude (jusqu'à 2000 m) où le café de qualité pourrait être cultivé
     
    L'Inde. La diminution des précipitations dans certaines zones change nettement  l'écosystème et les conditions agricoles. Alors que les températures plus élevées favorisent la prolifération des parasites tels que le foreur de tige blanc  et le scolyte des cerises, encore pire les agriculteurs touchés par le manque d'eau creusent des puits de grand volume diminuant ainsi  la nappe phréatique dans leur région.
     
    Le Kenya - On s'attend à ce que la surface totale de production de café et de thé reste inchangé mais se déplace en altitude. Les terres autour du Mont Kenya actuellement utilisées pour le thé deviendront inutiles et la production de thé migrera vers la montagne, déplaçant la couverture forestière, accélérant ainsi le réchauffement local et mondial. La hausse des températures aura également un impact négatif sur l'incidence et la prolifération des parasites et des maladies ce qui pourra affecter la "Tasse de  Kenya" qui rend le pays célèbre.
     
    Le Mexique. La production de café est en danger en raison du changement climatique et de la prolifération des parasites. Même les caféiers cultivés à des altitudes de 1 200 mètres qui n'étaient pas précédemment menacés, sont maintenant affectés par le foreur de cerise. A présent le café est en danger quelque soit l'altitude à laquelle il est cultivé.
     
    Le Pérou. La hausse des températures et les conditions météorologiques erratiques changent les tendances historiques dans les zones productrices de café. Les récoltes semblent commencer plus tôt et les agriculteurs signalent que les caféiers cultivés en haute altitude mûrissent parfois à des périodes  plus conformes à des cultures en basse terre. Les principaux changements rapportés à ce jour sont l'augmentation de la température combinée à des vagues de froid soudaines. La réduction de précipitations dans certaines régions ne modifie pas le niveau total  mais  les schémas de répartition d'eau sont sérieusement perturbés dans d'autres régions, avec des inondations, des glissements de terrain, et des vents très forts qui endommagent les infrastructures et les plantations de café.
     
    L'Ouganda. Ici un rapport d'Oxfam indique que "si la température moyenne mondiale augmente de 2° C ou plus, alors la plupart de l'Ouganda est susceptible de devenir impropre à la culture du café". Les inondations plus fréquentes et les glissements de terrain sont déjà une situation préoccupante considérant que la répartition des précipitations est devenue plus irrégulière. D'un autre côté, les agriculteurs plantent plus d'arbres d'ombre,  en appliquant plus de paillage et en courbant le niveau du sol pour capturer l'eau de pluie.
     
     
    Le site Web de l'Université de Campinas (www.unicamp.br) présente une gamme de publications connexes, par exemple, voir http://www.cpa.unicamp.br/prod_cc/artigos-em-periodicos/download.pdf/download. pdf. Un autre aperçu sur l'agriculture brésilienne et le changement climatique peut être trouvé à www.climaagricultura.org.br. Cherchez le document intitulé «'Aquecimento global pode mudar mapa de produção agrícola brasileira» par Eduardo Assad et Hilton Silveira Pinto. Sinon, veuillez vous adresser à M. Assad à assad@cnptia.embrapa.br