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  • 14.2-LA FORMATION ET L'INDUSTRIE CAFÉIÈRE-FORMATION SUR LE TAS (DANS L'ENTREPRISE OU EN COURS D'EMPLOI)

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  • Formation sur le tas (dans l'entreprise ou en cours d'emploi)

     
     
    Cela est parfois confondu par erreur avec formation informelle et non structurée, mais il existe peu de cours conventionnels pour les aspirants experts en café. La formation 'en entreprise' est un processus par lequel les individus apprennent en participant aux travaux pratiques en cours - généralement dans une entreprise privée sous la direction de personnes bien formées et expérimentées. C'est parfois renforcé par des séminaires, des ateliers, et des cours formels. Le training sur le tas ne fournit pas normalement de diplômes ou licences, donc le manque de reconnaissance officielle limite l'intérêt pour cette méthode. D'où la difficulté, également à récompenser les participants couronnés de succès surtout dans le secteur public où les niveaux de rémunération dépendent souvent des qualifications et des titres formels.

    Néanmoins, la formation sur le tas est probablement la plus efficace pour développer le savoir-faire dans les domaines de transformation, de dégustation, et de commercialisation.
    Il est bon de se rappeler que si l'on ne sait pas goûter le café, alors, comment peut-on l'évaluer? Malheureusement, de nombreux pays producteurs, surtout les plus petits, manquent d'infrastructure et/ou de savoir-faire pour organiser une telle formation sur le lieu local de travail.

    La formation et l'expérience de beaucoup d'individus dans l'industrie caféière sont souvent limitées à leurs propres étapes dans le processus. Par exemple, beaucoup de transformateurs et contrôleurs de qualité connaissent peu de chose en ce qui concerne primes ou escomptes pour les différentes qualités dans le marché réel, tandis que le personnel de commercialisation ne connait pas comment améliorer la qualité. Les usiniers ne peuvent pas être conscients du coût réel de chaque étape dans le traitement ce qui les rend incapables de déterminer si certaines actions sont rentables en termes d'une amélioration de la qualité et de valeur d'un produit. La décision de reclasser un lot - ce qui souvent déclenche l'interruption du processus normal - devrait être calculée sur des considérations de coût/profit, c.-à-d. le coût de la interruption du traitement par rapport à toute augmentation de la valeur d'un produit. Cependant, le personnel de transformation et de commercialisation ne sait pas ou ne comprend pas toujours les préoccupations de l'autre.

    En principe, il est plus facile d'acquérir la formation et le savoir-faire dans le secteur privé grâce à leur relative liberté d'action, bien que le problème de savoir comment, ou d'où l'acquérir est toujours présent. Les organisations bien implantées peuvent avoir les relations nécessaires ou même le talent interne requis. Cependant dans des nombreux pays, le choix pour plusieurs nouveaux ou aspirants exportateurs, particulièrement parmi les organismes de cultivateurs, est limité par le manque de connaissance du marketing et du savoir-faire sur le produit.