Se fondant sur l'expérience des États-Unis et leurs
systèmes, le Fonds commun pour les produits de base a financé des projets pilotes en Ouganda et en
République-Unie de Tanzanie qui ont été mis en œuvre par le Bureau des services
d'appui aux projets des Nations Unies (UNOPS).
Ces projets
pilotes ont établi une certaine base pour la suite, en préparant une
législation nationale spécifique traitant de tous
les aspects de la gestion des nantissements (collateral management) pour le
secteur du café, couvrant y compris l'épineuse question de savoir comment
les prêteurs peuvent légitimement et efficacement transformer les nantissements
en créances réellement encaissables.
Il s'agit là d'une des
étapes d'un long processus qui doit aussi permettre de doter les juridictions
qui devront traiter de ces questions des compétences nécessaires.
Depuis lors, les systèmes de récépissés d'entrepôts
(WRS, de l'anglais Warehouse Receipt System) ont été introduits en l'Ethiopie,
la Zambie (fèves seulement) et le Zimbabwe. Les banques locales peuvent
maintenant émettre des lignes de crédit pour leur distribution basés sur le
système des récépissés d'entrepôts.
Ce sont des développements d'importance du moment
que les WRS sont un moyen idéal pour faciliter le flux de crédit aux emprunteurs
de petite échelle, car les marchandises 'sont en mains sûres', la qualité et le
poids peuvent être vérifiés, etc. Cependant il demeure une lacune car,
habituellement les WRS représentent des marchandises invendues, marchandises qui
ne sont pas protégées contre le risque de prix. Pour les banques commerciales,
c'est le chaînon manquant étant donné que les WRS fournissent la garantie
matérielle, et évidemment représentent un meilleur risque de crédit. Mais, si le
risque de prix n'a pas été couvert (marché à terme) alors les WRS par eux-mêmes
ne sont pas encore tout à fait assez bons.
Voir les sujets 10.12.03 et 04 pour davantage sur
ceci.
Mis à jour 12/2007