L'International Task Force on Commodity Risk Management
in Developing Countries (ITF, groupe de travail sur la gestion du
risque pour les produits de base dans les pays en développement) a été convoqué
pour la première fois en janvier 1999. Il se compose de plusieurs institutions
internationales de premier plan, de groupes de producteurs et de consommateurs,
de grandes bourses de produits de base, de sociétés de négoce de produits de
base, d'entités du monde universitaire et du secteur privé. Ses travaux sont
menés par le Groupe de gestion du risque agricole (ARMT de l'anglais
Agricultural Risk Management Team) de la Banque mondiale (www.worldbank.org/agrm), qui est financé par le
Secrétariat Suisse des Affaires Economiques, le Ministère néerlandais des
affaires d'outremer et la Commission européenne .
Le ARMT vise à fournir aux petits exploitants
producteurs des pays en voie de développement l'accès aux mêmes instruments de
gestion du risque que ceux qui sont offerts aux producteurs des pays
industrialisés. Ceci implique l'identification d'intermediaires dans le marché
pouvant faire office de mecanisme de livraisons. Le ARMT offre l'assistance
technique, la formation, ainsi que des services de "courtier honnête" aux
institutions locales (coopératives, banques nationales ou négociants, par
exemple) pour l'utilisation des stratégies pour la gestion du risque prix et de
solutions.
Ils on fourni l'assistance technique concentré en la
formation des gestionnaires de groupes de producteurs et de banques, aussi bien
que des différents agriculteurs pour la meilleure compréhension de l'utilisation
des instruments de gestion du risque prix. De projets pilotes ont été menées au Nicaragua, en Ouganda et en Tanzanie dont huit transactions
différents on été faites au bénéfice de quelques centaines à quelques milliers
de cultivateurs suivant les cas.
Les transactions ont varié en volume de 50 à 700
tonnes chacune et ont compri la couverture pour une période allant de 1 à 6
mois. En raison du risque de crédit des nouveaux clients, seules des options
d'achat ont été acquises et elles ont maintenu des primes variant entre 52 % et
89 % de la valeur des produits de base, bien que quelques transactions soient
tombées à 3-4%. Les efforts pour intégrer ces outils d'une façon rentable, dans
les actuelles stratégies de marketing des organismes de producteurs, reste
toujours un défi. Mais il est indispensable si l'on envisage l'expansion de ce
travail.
Une possibilité pour augmenter l'utilisation des
instruments de la gestion du risque est de leur lier à la provision du crédit.
Au cours des années récentes, une banque locale en Tanzanie a envisagé la
réduction des taux d'intérêt sur de prêts à des groupes de producteurs qui
montrent preuve d'amélioration dans la gestion du risque. Les organisations de
producteurs qui ont participé au passé, ont rapporté que les bénéfices de la
gestion du risque de prix incluent: l'amélioration du potentiel de négociation
avec leurs acheteurs, l'amélioration de la connaissance du marché, la
probabilité de raffermir les relations entre les exploitants membres et les
banques, et le renforcement de l'habilité de l'organisation dans la gestion de
ses affaires en générale.
Le défi plus important en la mise en oeuvre de ces
instruments a été de metre en place les relations entre les producteurs et les
marchés financièrs, et le manque de compétence est la barrière la plus forte à
abattre. Il y en a besoin d'instruction, de formation et de construction des
relations dans le but de créer et d'implémenter une stratégie réalisable de
gestion du risque. L'evaluation du risque est le premier pas important et exige
la bonne tenue d'archives pour la suivi des stocks, des achats, et des ventes en
cours tout le long de la saison. Une leçon la plus importante tirée de ce
travail est que la gestion du risque ne peut pas être mis en place sans la bonne
évaluation préalable du risque.
NB Voir le sujet 10.12.04 pour plus sur le projet en
Tanzanie
Mis à jour 02/2010