Les exportateurs, négociants et importateurs de plus
petite taille doivent à présent devenir plus professionnels et se spécialiser
s'ils souhaitent conserver ou élargir leurs fonctions traditionnelles. S'ils ne
peuvent satisfaire aux exigences des grands torréfacteurs alors ils doivent se
concentrer sur les créneaux de marché et les contreparties plus modestes, par
exemple sur le marché du café de spécialité ou gourmet.
Leurs fonctions et leurs marges risquent aussi
d'être menacées par le commerce électronique ou les transactions via Internet.
Ils ne seront pas nécessairement en concurrence avec ce type de commerce mais
ils risquent de voir limiter leurs capacités à conserver des marges adéquates.
Si les marges commerciales sont inadéquates alors le volume d'opérations doit
augmenter ou d'autres activités doivent être ajoutées - ces facteurs peuvent là
encore avoir une incidence sur le risque.
Si ceci exige d'eux qu'ils prennent davantage de
positions, alors leurs besoins en opérations de couverture augmenteront
proportionnellement, de même que l'éventualité d'appels de marge supplémentaires
qui ne seront pas les bienvenus. Les petits négociants ne disposent pas pour la
plupart d'entre eux des importantes marges protectrices dont jouissent les
grandes maisons directement ou indirectement membres de bourses : les gros
négociants ayant un accès direct aux bourses ne versent généralement les appels
de marge que par rapport à leurs positions ouvertes nettes (longues moins
courtes).
Les appels de
marge peuvent entraîner des variations difficiles et particulièrement malvenues
de la liquidité. C'est peut être là une des raisons supplémentaires pour
lesquelles de nombreuses transactions se font sur une base PTBF (prix à fixer)
depuis quelques années. Tant que ces contrats ne sont pas "fixés", la couverture
n'est pas obligatoirement nécessaire car le prix reste ouvert. Voir 09.02 pour
plus d'informations sur les transactions PTBF.
À moins qu'une transaction soit effectuée dos à dos,
les banques exigent habituellement que les achats directs à des prix fixés
soient immédiatement couverts. Les ventes ou les achats de couverture ouverts
sur le marché à terme exposent à des appels de marge qui doivent être
financés.
Les importateurs qui interviennent sur le marché en
forte croissance du café de spécialité ou gourmet doivent soutenir leurs
clients : détenir des stocks de café vert pour eux, ils doivent entreposer une
gamme de différents cafés verts, et ils doivent très souvent offrir à ces
clients des conditions de crédit allant de 30 à parfois pas moins de 120 jours
après la livraison. Toutes ces activités
présentent des risques. Voir également le sujet 10.03.05 pour plus sur ceci.
Les exportateurs désireux de vendre sur le marché du
café de spécialité doivent garantir un approvisionnement minimum sur une période
de temps donnée, ce qui se traduit automatiquement par un risque de fluctuation
des prix des stocks invendus devant ainsi être conservés.
Si les exportateurs souhaitent garder un pied sur le
marché du café de spécialité à titre permanent ils pourront être amenés à
consentir à certains producteurs des avances financières sur les récoltes et
ainsi garantir l'approvisionnement des récoltes futures - là encore il y a un
risque. Les exportateurs établis de longue date et connus peuvent peut-être
compenser ces transactions contre des ventes à terme aux importateurs ou aux
torréfacteurs qui souhaitent aussi s'assurer un approvisionnement à plus long
terme d'un café donné.
De toute évidence, les tendances à long terme
doivent être attentivement suivies. L'essentiel des changements a d'une manière
ou d'une autre une incidence sur une situation de risque quelque part, à un
moment donné.
À ce qui a été dit,
il convient d'ajouter les risques liés au type de transaction à
financer. Il s'agit des risques
opérationnels associés aux transactions à effectuer, et des risques de transaction inhérents à chaque
transaction sans exception. Voir 10.04.
Mis à jour 06/2009