Dans de nombreux pays les producteurs peuvent vendre
sur une base PTBF aux exportateurs locaux et n'ont donc pas nécessairement
besoin de disposer d'un accès direct au marché outre-mer pour ce type
d'opération. Mais, si pour accéder à une assurance contre le risque de
fluctuation des prix ils doivent vendre
localement, alors leur position de négociation peut s'en trouver affaiblie. De
plus, dans les pays dotés de systèmes de commercialisation indirecte, tels que
les enchères centralisées, le cultivateur ne dispose quoi qu'il en soit pas d'un
accès direct à l'exportateur, cette option ne s'offre donc pas à lui.
Avec le système bancaire international, les
institutions telles que la Conférence des
Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l'Organisation internationale du café, la
Banque mondiale et le Fonds commun pour les produits de base
recherchent activement et de manière imaginative de nouvelles solutions de
crédit et d'assurance contre le risque pour les petits cultivateurs, au travers
de projets pilotes lancés dans un certain nombre de pays.
Les prix toujours plus bas
du café ont montré ces dernières années de manière frappante la nécessité des
initiatives de ce genre, mais l'ampleur sans précédent de ces chutes de prix
signifie également qu'il est à présent plus difficile de mobiliser les
ressources et de motiver les cultivateurs pour qu'ils participent activement et
permettent ainsi de lancer ces initiatives.