La moyenne des importations de café torréfié
et soluble des sept principaux importateurs et l’origine de ces importations
figurent aux tableaux ci-dessous:


Ces sept pays représentent l’essentiel des
importations de café tant torréfié que soluble. Comme on peut le constater, à
l’exception des États-Unis, les importations de café torréfié de pays
producteurs sont à peine reflétées sur le graphique. Les importations de café
torréfié aux États-Unis ont enregistré une augmentation considérable au cours
des cinq dernières années, avec une augmentation notable des importations de
café torréfié en provenance de Colombie, du Mexique, de la République
Dominicane et du Brésil. Les importations de café soluble en provenance de pays
producteurs sont clairement plus significatives et constituent une part plus grande
du commerce aux États-Unis, en Allemagne, au Japon et au Royaume-Uni.
Le prix moyen du café soluble payé par les
sept pays est comparé au prix indicatif composé de l’OIC à la figure
ci-dessous. Le prix à l’importation est exprimé en tant que prix de
l’équivalent de café vert pour faciliter la comparaison. En général le prix à
l’importation suit le prix indicatif, en étant parfois un peu plus bas, parfois
un peu plus élevé. Cependant, du fait de la vive concurrence la valeur ajoutée,
sur une base FOB, est inférieure à ce que l’on imagine généralement. Dans le
calcul, le volume de café soluble a été transformé en équivalent en café vert
(EGV) en appliquant le ratio de 1 : 2,6 (café soluble: EGV).
Les statistiques relatives à la valeur
unitaire à l’exportation montrent que les prix du soluble brésilien sont
inférieurs à la fois aux prix du café vert sur le marché de New York et,
parfois, aux prix des Robustas sur le marché de Londres. Les prix des
colombiens sont plus proches des prix de New York, bien que la valeur unitaire
des exportations de soluble colombien (agrégat de spray-dried et lyophilisé)
reste pour l’essentiel à peine supérieure au prix cotée pour le café vert. Une
des raisons pour lesquelles les pays producteurs continuent sur cette voie est
que le café transformé dans le pays d’origine n’a pas besoin de réunir toutes
les caractéristiques de qualité du café pouvant être exporté vert. La
transformation en soluble peut par conséquent permettre l’utilisation de grades
différents. Il n’en demeure pas moins que la valeur ajoutée par la fabrication
de soluble d’origine reste vraisemblablement, dans le meilleur des cas,
marginale et une série de prix bas risque de ne pas permettre de rentabiliser
rapidement les dépenses liées à la création de nouvelles installations.
Le café torréfié (figure ci-dessous) se vend
plus cher par rapport au prix indicatif composé de l’OIC et par rapport au
marché de New York pour les autres doux, mais ce commerce est plus spécialisé
et les prix à l’exportation peuvent inclure la fourniture d’emballages de
détail. Ce commerce reste néanmoins négligeable.
