La tendance du
marché
Les spéculateurs suivent généralement la tendance du
marché. Sur un marché baissier - caractérisé par des prix en baisse - les
spéculateurs sont généralement réticents à prendre des positions longues. Cette
mesure ne serait justifiée que si le spéculateur essayait d'acheter à un prix
minimum avant une nouvelle tendance à la hausse. Les spéculateurs vendront sur
un marché haussier - caractérisé par des prix en hausse -
uniquement s'ils pensent que les prix ont atteint leur maximum et qu'une
nouvelle tendance baissière est imminente.
Essayer d'acheter lorsque les prix sont au plus bas
et de vendre lorsqu'ils sont au plus haut est une pratique risquée et difficile.
C'est souvent la chance, plutôt que les compétences, qui sont la clef du succès
dans ce cas là. En règle générale, les spéculateurs essaient de prévoir les
tendances du marché et de prendre une position lorsqu'ils parviennent à une
conclusion sur les perspectives du marché. Si un marché présente une nette
tendance haussière, l'augmentation de prix a déjà commencé et il est trop tard
pour acheter au prix le plus bas. Les spéculateurs ne liquident leurs positions
que lorsque le marché a atteint son niveau le plus haut et a commencé à
baisser.
Ordre stop
Tout comme les appels de marge protègent la chambre
de compensation d'une d'exposition trop importante au risque de pertes
financières, les ordres stop (stop-loss) protègent le spéculateur. Bien qu'ils
soient prêts à supporter quelques pertes dues à une évolution défavorable des
prix, les spéculateurs ne peuvent risquer de voir disparaître une part de la
valeur de leurs actifs. Les spéculateurs passent un ordre stop afin de limiter
les pertes. Cet ordre est déclenché une fois que le prix stop est atteint, et
c'est alors que le courtier cherche à réaliser la transaction au prix donné dans
l'ordre ou à un prix aussi proche que possible si le marché permet d'exécuter
l'ordre.
Étant donné
que l'ordre stop a pour but de pouvoir sortir d'une position, il doit être
exécuté sans état d'âme. Les instructions relatives à l'ordre stop sont données
lors de la prise de position en bourse, voire parfois avant, de sorte que la
prise de position les déclenche automatiquement. Les ordres trailing stop (stop
traqueur) sont aussi assez fréquents. Par exemple, si la position initiale prise
est bonne et que la tendance du marché se maintient comme escompté, le stop peut
être déplacé en fonction et ainsi "suivre" la tendance, et s'assurer un gain de
plus en plus important.
Plusieurs facteurs méritent d'être pris en compte :
premièrement, la position à adopter (longue ou courte) comme suggérée par
l'analyse du marché, et la taille de la transaction; deuxièmement, les
ressources financières disponibles pour l'opération; troisièmement, le gain visé
exprimé en points; quatrièmement, la perte, également exprimée en points, que le
spéculateur est prêt à absorber si le marché évolue dans une direction
inattendue; et pour finir, les changements dans le niveau des ordres stop qui
garantiront une plus-value non matérialisée.
Il est important que les spéculateurs déterminent,
avant de prendre une position, la perte maximale qu'ils sont prêts à essuyer.
Une fois qu'une position a commencé à perdre des points, la tentation peut être
forte de trouver des excuses pour expliquer les pertes et de continuer à
investir plutôt que de s'avouer que la décision originale était une erreur.
De la même manière, les spéculateurs devraient
déterminer le gain escompté (en points) et uniquement liquider leur position une
fois l'objectif atteint. Essayer d'encaisser les bénéfices avant que les
positions aient atteint leur maximum est aussi courant que de subir les pertes
même après l'effondrement des prix en-dessous d'un niveau justifié.
Accumulation
On dit d'un spéculateur qu'il accumule, ou construit
des pyramides, lorsqu'il se sert des bénéfices réalisés sur sa position à terme
en guise de dépôts pour élargir encore cette position. Ce type d'opération ayant
un caractère spéculatif et ne jouant aucun rôle dans les affaires quotidiennes
courantes des producteurs et des exportateurs de café, on ne l'examinera donc
pas ici.