Qui définit la
qualité? Derrière chaque importateur ou torréfacteur qui a réussi il y
a un groupe de consommateurs satisfaits. Mais pour le producteur le juge suprême
est, pour faire simple, l'importateur (ou le torréfacteur) qui paye un prix
satisfaisant pour un café et qui le fait sur une base régulière. Une fois que
vous savez ce dont tient compte cette personne lorsqu'elle juge votre café, vous
pouvez établir le lien avec l'ensemble de votre processus de production et voir
dans quel domaine il vous faut prendre des mesures correctives ou
complémentaires.
La première
impression peut déterminer l'avenir d'un café. C'est lorsqu'on lui
présente un échantillon du café vert que l'acheteur potentiel se fait sa
première impression du café en question. Si le café
vert fait immédiatement mauvaise impression alors dans le meilleur des cas
le café sera catalogué depuis le début. Dans le pire des cas, l'échantillon sera
simplement jeté sans avoir été goûté.
Nombre d'exportateurs se plaignent de ne pas obtenir
de réponse lorsqu'ils envoient des échantillons, mais les acheteurs de café vert
sont généralement des personnes très occupées. Faire en sorte qu'ils prennent le
temps de goûter un nouveau café n'est pas toujours chose facile, en particulier
si leur première impression n'est pas très positive.
D'où la nécessité de cibler ses marchés. L'envoi d'échantillons à tout
le monde dans l'espoir de réussir est non seulement coûteux mais aussi pour
ainsi dire inutile.