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  • 12.1-QUESTIONS RELATIVES AU CONTRÔLE DE LA QUALITÉ-INTRODUCTION

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  • Introduction

     
     

    Dans nombre de pays producteurs la libéralisation de l'industrie du café pendant les années 80 et 90 a entraîné des changements considérables dans la manière dont le café est cueilli, transformé et commercialisé. Dans certains pays la situation est passée d'un contrôle total à tous les stades de la récolte et de la chaîne de commercialisation, à l'absence quasi-totale de contrôle, définie par certains comme de l'anarchie. Cela ne veut pas dire que tout allait pour le mieux dans les industries du café qui étaient contrôlées de près, mais la qualité en a vraiment souffert dans un premier temps dans certains pays. Ces dernières années la tendance s'est inversée et l'on reconnaît à nouveau la nécessité de normes de qualité.

    Le contrôle de la qualité au premier niveau (à la porte de l'exploitation) peut revêtir différentes formes.

    • Le gouvernement ou les autorités responsables du secteur du café essaient de "surveiller" la cueillette, le traitement dans l'exploitation et le séchage. Cette solution est coûteuse en termes de personnel qualifié nécessaire et n'a pas fait ses preuves.
    • Des pénalités sont imposées lorsque la qualité est inférieure à la moyenne. Il s'agit là d'un contrôle de la qualité passif : rien n'est fait pour encourager à produire une qualité supérieure à la moyenne.
    • Des primes sont offertes pour récompenser la qualité supérieure à la moyenne. Il s'agit là d'un contrôle de la qualité actif : il récompense et encourage la production de meilleure qualité. Il peut être combiné à un refus d'acheter les qualités inférieures, ce qui signifie qu'une question reste posée : qu'advient-il de ce café?

    Les systèmes de contrôle de la qualité sont différents d'un pays à l'autre et les pays n'accordent pas tous la même importance à tous les aspects de la qualité. Des informations générales sur les normes relatives à la qualité du café sont disponibles à l'adresse www.iso.org (ISO 10470, par exemple, un projet de tableau de référence des défectuosités, mais il existe aussi de nombreuses autres normes ISO qui intéressent les exportateurs de café, y compris une qui détaille les procédures d'échantillonnage adaptées - et cherchez sous ICS 67.140.20 Café et les substitus de café). Des renseignements sont aussi disponibles auprès des autorités responsables du café dans les pays producteurs.

    À l'heure de fixer des limites en matière de qualité il convient de reconnaître qu'en l'absence d'un contrôle de la qualité actif, tel qu'impliquant le versement de primes à l'amélioration de la qualité, la limite maximale autorisée (pour les défectuosités, par exemple) devient rapidement une nouvelle norme. Pour fixer les taxes à l'exportation, il convient de veiller à ne pas pénaliser les producteurs de plus grande qualité qui parviennent à obtenir des surprix grâce à leurs efforts.

    Mis à jour 11/2007