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  • Les mycotoxines, les pesticides, la contamination

     
     

    Les mycotoxines sont provoquées par la contamination par certaines moisissures spontanées. Toutes les moisissures ne provoquent pas de mycotoxines. Les mycotoxines sont "sélectives" en ce sens qu'un type de mycotoxines donné apparaît dans des aliments spécifiques : aflatoxines dans les cacahuètes, les céréales et le lait; patuline dans le jus de pomme; ochratoxine A (OTA) dans les céréales, le raisin et produits dérivés, les haricots et les légumineuses, le cacao, le café et autres. L'OTA est la principale mycotoxine touchant le café, mais dans le cadre d'un système HACCP il est recommandé d'envisager des mesures concernant les mycotoxines en général.

    L'information sur les mycotoxines viennent d'experts dans l'industrie, des  études menées par le projet OIC-FAO "L'amélioration de la qualité par la prévention de la pousse des moisissures", et du livre 'Coffee' publié par CABI Commodities  (2001).

    La contamination initiale du café par l'OTA passe par les spores en suspension dans l'atmosphère et présents dans le sol. Ces spores peuvent produire une moisissure mais uniquement si certaines conditions sont réunies (humidité et température). On ne saurait trop insister sur l'importance d'une bonne gestion de l'humidité tout au long du processus de transformation et de la chaîne d'approvisionnement. Les agriculteurs, les intermédiaires et les exportateurs devraient également être sensibles au fait que dans un chargement de café la contamination (moisissure) due à l'OTA peut être très localisée, ce qui complique considérablement l'échantillonnage. Un examen visuel approfondi et toute odeur de moisissure ou de terre peuvent être des instruments de contrôle utiles.

    Les résidus de pesticides présents dans le café n'ont à ce jour que très rarement dépassé les valeurs limite, mais ceci ne signifie pas que leur surveillance n'est pas un aspect essentiel du système HACCP. Il est absolument fondamental que les producteurs de café conservent des registres de produits chimiques qui détaillent, par ordre chronologique, le type et les quantités de produits chimiques utilisés et quant ils ont été utilisés. Bien évidemment, seuls les produits chimiques dont l'utilisation sur le café a été approuvée peuvent être utilisés et là encore, uniquement dans les limites spécifiées par les fabricants.

    Les exportateurs et les compagnies de navigation doivent veiller à ce que seuls des conteneurs propres soient utilisés, pour éviter la contamination croisée par de précédents chargements. Voir l'adresse www.fao.org et cherchez l'Avant-projet de code d'usages en matière d'hygiène pour le transport des denrées alimentaires en vrac et des denrées alimentaires semi-conditionnées de la Commission du Codex Alimentarius

    La contamination par les hydrocarbures est généralement causée par les sacs en jute du fait de "l'huile d'ensimage" utilisée pour assouplir les fibres de jute avant le filage. Des cas d'utilisation d'huile contaminée (vieille huile de moteur par exemple) ont été enregistrés.

      L'Organisation internationale du jute a établi des spécifications (Standard OIJ 98/01) concernant la fabrication des sacs de jute devant être utilisés dans l'industrie alimentaire :

    • Critères analytiques. Les ingrédients utilisés tels que les huiles d'ensimage ne doivent pas être toxiques et leur utilisation dans les matériaux de conditionnement entrant en contact avec des aliments doit avoir été approuvée. Les huiles d'ensimage ne doivent pas contenir de composés susceptibles de produire des saveurs ou des odeurs indésirables dans les aliments emballés dans des sacs en jute ou en sisal.
    • Critères chimiques. La quantité de composantes non saponifiables (qui ne peuvent être transformées en savon lorsqu'elles sont portées à ébullition avec des alcalis) ne doit pas dépasser 1250 mg par kilo. La méthode décrite dans la British Standard 3845:1990 est recommandée pour déterminer la teneur en huile ajoutée du fil, du boudin et de la toile de jute. La méthode 2.401 de l'Union internationale de chimie pure et appliquée (UICPA) est recommandée pour déterminer la quantité de composantes non saponifiables.
    • Critères organoleptiques.  L'odeur des sacs en jute doit être analysée. Aucune odeur indésirable, aucune odeur atypique du jute ne doit être présente. Aucune odeur inacceptable ne doit se développer après le vieillissement artificiel des sacs. La procédure de vieillissement à suivre est celle qui est décrite dans la Norme européenne EN 766 pour l'utilisation sur les sacs destinés au transport des aliments. Pour prendre connaissance de la Directive de l'Union européenne sur les emballages et les déchets d'emballage consulter le site http://www.eur-lex.eu  et cherchez la Directive 62 de 1994 (94/62/EC)

    Des organisations et entreprises privées en Inde et au Bangladesh ont mis au point un lubrifiant ne contenant pas d'hydrocarbures, à base d'huile végétale, destiné à assouplir la fibre de jute. Il s'agit d'une huile non toxique, biodégradable, et les sacs dans la composition desquels entre cette huile sont considérés comme de qualité alimentaire. Cependant, le fait que de l'huile végétale soit utilisée pour assouplir les fibres n'est en soi pas suffisant : l'huile utilisée doit être stable et ne pas rancir.

    Mis à jour 12/2007

     

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