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  • 6.1.2-COMMERCE ÉLECTRONIQUE-DES SITES POUR DES MARCHÉS ÉLECTRONIQUES - PAS ENCORE

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  • Des sites pour des marchés électroniques - pas encore

     
     

    Bien que les contrats à terme sont négociés électroniquement sur LIFFE www.liffe.com et ICE www.theice.com, des marchés électroniques pour le café vert ne se sont pas apparus encore. De sérieuses tentatives ont été faites mais elles n'ont pas réussi à attirer l'intérêt désiré, et à présent nous ne connaissons pas de système électronique commerçant activement le café vert (sauf le marché à terme du café). A part du fait que le commerce international de café demeure fragmenté avec de nombreux acteurs, nous trouvons deux autres raisons pour cet échec - l'un est présenté ci-dessous et l'autre dans sujet 06.01.03.(1)

    Parce que le café n'est pas homogène, les utilisateurs finaux ont besoin de connaître la qualité du café qu'ils achètent. La raison pour laquelle le marché à terme fonctionne est que l'on y commerce un produit standardisé: quiconque souhaite faire une livraison d'un café physique au marché à terme, tout d'abord doit l'entreposer, le faire classer et le faire certifier. Ceci garantit à ceux prenant la livraison physique contre un contrat à terme de connaître par avance le type de café ils peuvent s'attendre. Bien sûr, la plupart des opérateurs sur le marché à terme ne livrent pas ou reçoivent pas le café physique, mais la procédure existe, ce qui rend le commerce possible. . . .

    La qualité du café varie énormément et ainsi il s'avère impossible de developer des normes acceptables internationalement pour que les torréfacteurs acceptent du café vert 'en aveugle'. Des torréfacteurs exigent des échantillons préalables du café physique qu'ils vont recevoir, et ils veulent être en mesure de rejeter des livraisons inférieures à la norme. En même temps ils veulent sauvegarder leur chaînes d'approvisionnement. C'est pourquoi que le contact directe avec des maisons de commerce et des exportateurs reste l'option préférée. Il y a des torréfacteurs traditionnels qui ont recours à la documentation électronique, mais à moins que plusieurs d'entre eux appuient l'idée d'un marché électronique ouvert pour le café vert, la possibilité d'en créer un a peu de chance d'aboutir pour l'instant..

    En fait, on remet en question si l'industrie de café (85 - 90% de tout le café torréfié) couramment a aucun intérêt au delà du commerce électronique de contrats à terme et des options. Ce système permette à l'industrie d'acheter le café vert sur la base des différentiels contre les contrats à terme. Le prix final est donc établit utilisant les contrats à terme commercés électroniquement. En d'autres mots, aujourd'hui les marchés à terme fonctionnent électroniquement et ils sont utilisés comme un outil pour la détermination de prix de la plupart des café physiques ou cafés verts, ce qui laisse la responsabilité des achats et de l'implémentation des contrats d'approvisionnement a être menés par le contact direct. 

    Ce n'est pas la même chose qu'un 'marché électronique sur le café vert' bien qu'il semble que cela suffit pour l'instant. C'est à cause de ça que des grandes idées, tels que l'Intercommercial Markets par exemple - maintenant Eximware www.eximware.com - et le système eCops du InterContinental Exchange, ont échoué en se développer dans le cadre du commerce de café vert. Les marchés à terme conjuguent le commerce des contrats et les systèmes documentaires électroniques avec beaucoup de succès, mais ces procédures sont tellement différentes de celle du négoce du café vert physique. (2)

    Nombre de vendeurs du café de spécialité voudraient voir se mettre en place un marché électronique sur lequel l'essentiel du café serait proposé et acheté à des prix qui ne soient pas liés aux contrats à terme mais à la qualité réelle du café. Mais cet idéal se heurte au fait qu'aucun importateur ou torréfacteur sérieux n'achètera un café de spécialité en aveugle, c.-à-d. sans pouvoir évaluer sa qualité et connaître le fournisseur avant de s'engager dans un achat.

    Mais, jusqu'à ce que ces questions soient résolues, au lieu du modèle 'interentreprise' (B2B de l'anglais Business to Business), l'activité du commerce électronique la plus évidente dans le monde caféière demeurera vraisemblablement le modèle d'entreprises-à-consommateurs (B2C de l'anglais Business to consumers), dans lequel les torréfacteurs, les importateurs et certains producteurs spécialisés disposant de capacités logistiques requises, vendront de petites quantités, souvent conditionnées dans des packs, directement aux consommateurs ou en gros à de petits détaillants. Il n'y a aucune doute que la technologie existe déjà pour créer un système sophistique de commerce électronique basé sur Internet. Toutefois, il ne pourra pas fonctionner tant qu'assez de participants sur le marché soient à l'aise dans son utilisation, fournissant ainsi la masse critique requise pour la rendre viable.(3)

    (1) Voir le sujet 08.01.03 et section 09.02 pour davantage sur le marché à terme et les différentiels. Voir le sujet 02.01.10 pour la différence entre les torréfacteurs traditionnels et les torréfacteurs de spécialité.

    (2) Voir le sujet 06.01.04 pour plus sur le systeme e-COPS.

    (3) Les plate-formes de marchés électroniques, à notre avis, permettent aux acheteurs et aux vendeurs d'un produit en particulier, se contacter et échanger l'information, après quoi ils pourront s'engager en transactions réelles directement, c.-à-d. pas par l'intermédiaire de la plate-forme. Voir par exemple www.leatherline.org opéré également par le Centre de Commerce International - CCI. Des marchés électroniques de l'autre part, leur permettra conclure et exécuter des transactions juridiquement contraignants, qui demandent de systèmes plus complexes et exigeants pour se conformer au commerce électronique B2B, ou commerce d'entreprise-à-entreprise.

    Mis à jour 11/2007