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  • 6.1.1-COMMERCE ÉLECTRONIQUE-DIFFÉRENTS POINTS DE VUE ET USAGES

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  • Différents points de vue et usages

     
     

    D'une certaine manière, le développement du commerce électronique s'est emballé à la fin des années 90 lorsque les entreprises se sont précipitées pour établir des normes professionnelles. Des sites de négoce sur Internet ont été proposés aux individus et aux organisations qui n'étaient pas à l'aise avec Internet et, en effet, nombre de ces sites ont aujourd'hui disparu. Il n'en demeure pas moins que les entreprises spécialisées dans le café à travers le monde ont depuis appris les avantages de l'informatique pour faire des économies et, éventuellement, accéder à de nouveaux marchés.

    Producteurs et exportateurs se tournaient vers le négoce sur Internet pour obtenir de meilleurs prix. Ils espèrent qu'en éliminant les "coyotes", ou intermédiaires, ils pourraient obtenir de meilleurs prix des principaux torréfacteurs, mais pour la plupart d'entre eux l'on peut toujours douter qu'ils y parviennent. Si l'on suit le principe marketing selon lequel vous pouvez éliminer l'intermédiaire mais pas sa fonction, il est même possible qu'éliminer les intermédiaires et le marché intermédiaire du café pourrait avoir un effet contraire sur les prix. Le pouvoir d'achat dans le marché d'importation continue d'être est extrêmement concentré. Le marché du café classique représente près de 90 % de toutes les opérations sur café, et le marché de spécialité ou gourmet à lui seul est encore incapable d'orienter les prix. Mais l'origine essaiera toujours de gagner du terrain et les exportateurs pourraient se retrouver à terme sur un plus grand pied d'égalité avec les intermédiaires qu'ils souhaitent voir disparaître grâce au commerce électronique. Cependant, jusqu'au présent les signes ne sont pas encourageants.

    Les importateurs ont perçu cette possibilité sous un angle différent bien que, à l'instar des exportateurs, ils espèrent vivement pouvoir réduire leurs frais de back-office. À l'inverse des exportateurs, pour lesquels le café n'est négocié qu'une fois, à savoir de la source jusqu'à l'importateur ou au torréfacteur, les importateurs s'attendaient à ce qu'Internet susciterait un nouvel intérêt pour le marché secondaire. Ils imaginaient un marché au comptant aussi efficace et rapide qu'Internet, où les lots de café pourraient être négociés deux, trois fois ou plus entre marchands de café avant de trouver un acheteur final.

    Ces opérations secondaires seraient utilisées par les marchants pour compenser le risque de différentiel et de marché, et ferait le lien entre les activités spéculatives des marchés à terme et les réalités fondamentales du marché au comptant. Mais cela Mais ne s'est pas produit - à la fin de 2007 Il n'y avait pas encore de sites de marché électronique qui négocient le café vert physique.

    Si une variété de café était négociée en dehors de la fourchette de prix pour les qualités comparables, ce marché secondaire donnerait à tous les participants la possibilité d'en tirer parti. En supposant qu'une certaine stabilité financière existe, les exportateurs pourraient aussi avoir accès à ce marché secondaire. Les sites de négoce sur Internet peuvent contribuer au développement de ce type de marché, mais ils ne sauraient nullement en garantir le succès.

    Les grandes entreprises, y compris les torréfacteurs, cherchent aussi à réduire leurs dépenses et la paperasserie de back-office. Mais, et cela est peut-être plus important encore, elles espèraient qu'Internet rendrait le marché du café transparent et permettrait un meilleur audit des opérations d'achat. Cependant

    Mis à jour 11/2007