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  • 4.2.2-CONTRATS-SPÉCIFIER LA QUALITÉ: SUR BASE D'ÉCHANTILLON

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  • Spécifier la qualité: sur base d'échantillon

     
     

    Parce que les descriptions fournissent un minimum de détails sur la qualité elles sont rarement, voire jamais, utilisées pour le commerce de café de grande qualité. En outre, les acheteurs savent que les vendeurs ont leur propre interprétation de la bonne qualité moyenne et préfèrent ainsi traiter avec les exportateurs dont l'interprétation est acceptable pour eux. Cependant, un arbitragiste qui souhaite vendre à découvert et à terme un Arabica XYZ de grade un de bonne qualité moyenne ne connaît pas nécessairement à l'avance l'exportateur chez lequel il va plus tard s'approvisionner. Dans ce cas là, la mention "first class shipper" [chargeur (exportateur) de premier ordre] peut être ajoutée à la description, ce qui signifie qu'un exportateur de bonne réputation fournira le café. Mais les termes "de premier ordre" prêtent aussi à interprétation et le contrat pourra donc contenir plutôt les noms des exportateurs approuvés par l'acheteur, dont l'un sera choisi pour fournir le café. Les gros torréfacteurs sont assez souples quant à l'origine du café standard ou de qualité commerciale, et pour élargir leurs options d'achat ils laissent souvent le vendeur libre de fournir une qualité convenue en s'approvisionnant en une origine et auprès d'un exportateur parmi plusieurs spécifiés.

    Sous réserve d'approbation d'un échantillon (SAS, subject to approval of sample):
    Il s'agit d'un moyen d'éliminer l'essentiel du risque de qualité inhérent à l'achat de café que l'on a pas vu auprès d'exportateurs inconnus, étant donné que les acheteurs ne sont pas tenus d'accepter tout lot qui n'a pas au préalable été approuvé. Cette clause oblige l'exportateur à présenter un échantillon avant expédition. Trois possibilités reconnues existent.

    SAS, pas d'approbation - pas de vente (no approval - no sale):
    Si l'échantillon n'est pas approuvé le contrat est automatiquement annulé.

    SAS, renouveler l'échantillon:
    Si le premier échantillon est rejeté, un deuxième, voire même un troisième échantillon peuvent être présentés. Parfois le contrat mentionnera le nombre d'échantillons pouvant être présentés l'un après l'autre. Cette option fournit un maximum de garanties de qualité sans compromettre immédiatement le contrat, et elle fonctionne bien dans le cas où acheteur et vendeur se connaissent bien.

    SAS, deux ou trois échantillons au choix de l'acheteur:
    Lorsque les exigences de qualité de l'acheteur sont très précises, et pour gagner du temps, de multiples échantillons peuvent être présentés en même temps. Pour éviter la confusion ces contrats devraient préciser si de nouveaux échantillons pourront être envoyés ou si le rejet des échantillons signifie l'annulation de la vente.

    En théorie, un exportateur qui se sent lésé par ce qui semble être un rejet et une annulation déraisonnables (intentionnels) peut déclarer un différend et recourir à l'arbitrage.

      Les chances de succès sont toutefois extrêmement faibles voire inexistantes, notamment et surtout parce qu'une commission d'arbitrage pourrait se déclarer incompétente pour régler ce qui est un contrat purement conditionnel qui n'a à aucun moment été contraignant (car l'acheteur n'a pas approuvé un échantillon). Les exportateurs devraient donc être relativement sélectifs lorsqu'ils acceptent de vendre sous réserve d'approbation d'un échantillon.

    Vente sur échantillon prélevé d'un lot déterminé ou "stock-lot sample".
    La vente sur la base d'un échantillon prélevé d'un lot déterminé évite les éventuels problèmes d'approbation. L'échantillon représente un lot en stock. Il ne devrait donc y avoir aucune différence entre l'échantillon et le lot dans sa totalité, y compris pour le calibrage (même s'il n'a pas été stipulé). Les transactions au quotidien deviendraient trop lourdes si des échantillons prélevés d'un lot déterminé étaient exigés pour tous les contrats, mais pour les nouveaux exportateurs ou pour ceux qui souhaitent s'implanter sur un marché donné ou vendre des cafés de grande qualité, les échantillons prélevés d'un lot déjà constitué sont généralement la meilleure solution.

    Dès lors qu'une livraison a été effectuée avec succès, l'exportateur souhaitera peut-être vendre encore une qualité semblable et plutôt que d'envoyer de nouveaux échantillons il lui sera possible de proposer une "qualité égale à l'échantillon No. X". Cette mention garantit que le café est de qualité comparable, qu'il convient pour la même utilisation finale que l'achat initial. Les termes "égale à" (equal to) doivent être utilisés parce que l'échantillon n'a pas été prélevé sur le nouveau lot de café. Si l'exportateur estime que la qualité est très semblable mais qu'une certaine latitude est nécessaire pour ce qui est de la grosseur ou de l'aspect de la fève, il peut dire "qualité pour ainsi dire égale à l'échantillon No. X". Ces arrangements ne se produisent généralement qu'entre des parties à une relation de long date qui se connaissent bien.

    Type:
    Après la conclusion satisfaisante de quelques transactions, acheteurs et vendeurs peuvent décider de faire de cette qualité un type établi. Les deux parties sont à présent satisfaites que la qualité sera respectée et les transactions peuvent se faire sans échantillons (bien que certains torréfacteurs peuvent insister pour recevoir des échantillons avant expédition). Généralement, la qualité d'un type (comme une recette) est gardée secrète entre l'expéditeur et l'acheteur. Les qualités extra ou exemplaires sont principalement vendues sur base d'échantillon ou de type alors que les qualités moyennes et courantes sont plus souvent négociées sur la base d'une description.