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  • 3.5.2-CRÉNEAUX DE MARCHÉ, ENVIRONNEMENT ET ASPECTS SOCIAUX-DURABILITÉ - CERTIFICATION, VÉRIFICATION, DIRECTIVES DES ENTREPRISES

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  • Durabilité - certification, vérification, directives des entreprises

     
     

    La durabilité a été définie par certains comme "l'activité économique répondant aux besoins de la génération actuelle sans compromettre l'aptitude des générations futures à répondre à leurs besoins". Elle peut aussi être définie de manière plus détaillée dans un contexte social, éthique et environnemental en utilisant éventuellement la diversité biologique comme mesure clef de la durabilité environnementale dans la nature. Ce concept attire les producteurs et les consommateurs de café qui ne s'intéressent pas forcément à la production de café biologique ou qui ne perçoivent pas sa raison d'être en tant que telle, peut-être parce qu'ils estiment que des rendements faibles conjugués à une disponibilité croissante du café biologique empêchera toujours les petits producteurs de dégager les revenus élevés que certains défenseurs de la production de café biologique pensent pouvoir atteindre. D'autres considèrent que le potentiel du marché n'est pas suffisant, d'autres encore pensent simplement qu'il est possible d'atteindre plus ou moins les mêmes objectifs sans passer par l'agriculture bio, qui pour les producteurs traditionnels serait très difficile, voire impossible à adopter.

    Ce texte-ci n'est pas le lieu pour se prononcer pour ou contre l'un ou l'autre de ces arguments mais, si un procédé de production permet de préserver la diversité biologique alors on peut supposer qu'il protège l'environnement plutôt qu'il ne lui nuit. Dans ce cas, et conjugué à des considérations sociales et éthiques, ce concept offre une alternative générale aux objectifs plus directement ciblés par certains labels individuels.

    La durabilitée en tant que telle n'a pas besoin de la garantie d'une certification ou d'une vérification. Le plus souvent, les producteurs se trouvent déjà en train d'améliorer significativement leur performance et efficience grâce à l'adoption des bonnes pratiques agricoles (Good Agricultural Practices - GAP -) et/ou les bonnes pratiques managériales (Good Management Practices - GMP -). Ceci n'implique certainement pas la nécessité d'une procédure d'audit… Néanmoins, les consommateurs désirent avoir une certaine confiance dans les produits qui se disent être "ami de l'environnement" ou "socialement responsable". D'où l'existence de différentes façons et moyens de fournir ces garanties.

    La certification garantie, par l'intermédiaire d'un certificat, le fait que des règles et normes spécifiques volontaires aient été respectées dans un certain milieu (par exemple : producteur individuel, groupe de producteurs, coopérative ou même région). Ces producteurs doivent atteindre certaines exigences - sociales, environnementales, economiques - et la certification doit être faite par un tiers indépendant et conduite par un auditeur accrédité. En général, les certifications doivent être renouvelées chaque année.

    Les torréfacteurs qui achètent du café certifié se bénéficient de la garantie conférée par le certificat en utilisant le logo et l'information liée, sur leur emballage au détail. La certification protège aussi bien l'acheteur que le vendeur ce qui, souvent, aboutit à entretenir de meilleures opportunités commerciales étant donné qu'il existe une demande spécifique pour les produits certifiés.

    Pour voir des exemples sur les modèles de certification veuillez consulter : www.fairtrade.net, www.rainforest-alliance.org, www.nationalzoo.si.edu, et www.utzkapeh.org.

    La vérification garantie également que certains critères et certaines pratiques sont respectées mais n'utilise pas de certificat comme arme commerciale devant le client final.  A la place, les standards d'une compagnie ou ceux propres aux producteurs d'une chaîne d'approvisionnement, se font sur la base de processus de vérification beaucoup moins rigides et moins coûteux que les processus de certification qui sont conduits par des auditeurs nommés. A la place, des tiers personnes locales comme des ONG - ou même des parties de seconde part - peuvent être sollicitées pour vérifier l'adhésion à des critères spécifiques. Additionnellement, les renouvellements de vérification peuvent être significativement moins onéreux que les processus annuels de re-certification. Dans le secteur caféière, l'exemple plus saillant parmi les projets de vérification se trouve le 4C - le Code Commun pour la Communauté du Café. 4C offre des directives pour améliorer l'agriculture du café qui sont liées au GAP et GMP tout en visant des améliorations continues. Les affirmations tenues par 4C ne sont peut-être pas aussi spécifiques que celles provenant des méthodes de certification et s'abstiennent en plus d'utiliser un logo sur les emballages de détails. Voir www.sustainable-coffee.net pour plus sur ceci.

    Les Directives des entreprises ou les normes pour l'approvisionnementpoursuivent les mêmes objectifs et fixent des normes qui visent améliorer la durabilité. En tant que différente de la certification ouverte et des méthodes de vérification, les directives ou normes des entreprises sont spécifiques à la même entreprise. C.-à-d. que le crédit du commerce de détail ne peut être revendiqué que par l'acheteur initiateur de la norme. De loin, l'exemple le plus connu d'une telle norme est le Programme des pratiques CAFÉ de Starbucks que, en plus des habituelles questions de durabilité, traite également de la qualité du café.

    Pour davantage voir www.scscertified.com/csrpurchasing/starbucks.html 

    Mis à jour 10/2007