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  • 10.8.6-LE RISQUE ET LE LIEN AVEC LE CRÉDIT COMMERCIAL-RISQUE DE NON-EXÉCUTION

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  • Risque de non-exécution

     
     
    La première ligne de défense contre le risque de non-exécution est une transaction correctement structurée. D'autres mesures de sauvegardes peuvent alors être prises en utilisant la gestion des garanties, à partir de l'achat et jusqu'à la remise des documents d'expédition. Du côté de la vente, la chose est plus difficile étant donné qu'il est impossible de connaître le statut financier et l'état financier de tous les importateurs ou torréfacteurs potentiels.

    C'est la raison pour laquelle les banques insisteront pour que les transactions concernent uniquement des "acheteurs autorisés" - des entreprises connues et en lesquelles elles ont confiance. La banque peut en outre demander qu'un contrat de vente soit conclu avant que tout versement soit consenti à titre d'avance pour acheter des stocks. Dans ce cas là la vente PTBF facilite les choses.

    L'obligation contractuelle de fournir et d'accepter la marchandise peut être établie sans que l'acheteur se soit engagé sur un prix concret longtemps avant son expédition effective : seul le différentiel doit être convenu. Nombre de torréfacteurs, voire tous, insistent pour acheter PTBF Buyer's call (prix à fixer par l'acheteur).

    Ceci règle le problème de la non-exécution mais laisse ouvertes les questions du risque de fluctuations de prix et de différentiel. De ce fait, mais aussi en règle générale, la plupart des banques n'aiment pas avancer la totalité du coût de l'achat, préférant souvent s'en tenir à un pourcentage de la valeur, disons 80 %. La couverture est ainsi raisonnable dans le pire des cas. Ce pourcentage variera en fonction du coefficient de risque du pays dans lequel opère l'emprunteur, et de l'évaluation de l'emprunteur par la banque.