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  • 10.8.2-LE RISQUE ET LE LIEN AVEC LE CRÉDIT COMMERCIAL-RISQUE PHYSIQUE

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  • Risque physique

     
     
    Lorsque les fonds sont avancés contre des stocks disponibles, la marchandise ainsi financée est généralement donnée en gage au prêteur pour garantir le remboursement des fonds : elle devient la garantie ou le nantissement (collateral). Les banques acceptent un droit de rétention général sur les stocks et les créances à recouvrer grâce auquel la banque est usufruitière jusqu'à ce que toutes les avances aient été entièrement remboursées.

    Dans le cadre de relations de longue date il est possible que les banques se satisfassent de cela. Il est possible qu'elles laissent la gestion et le contrôle physique de la marchandise à l'emprunteur, notamment si des garanties internationales générales sont en place, qui émanent par exemple de la maison mère d'une maison de négoce.

    Mais pour les opérateurs de plus petite taille, et ceux qui se trouvent dans des relations nouvelles ou relativement récentes, les banques voudront être certains qu'un système de freins et de contrepoids est en place. Il pourrait s'agir de faire entreposer la marchandise par des sociétés d'entreposage publiques qui délivrent des warrants ou des récépissés d'entrepôt au nom de la banque ou qui remettent des warrants à la banque "endos vierge" ce qui permet à la banque de transférer ou d'accepter librement le titre.

    Le droit de rétention de la banque porte également sur le produit de toute indemnité d'assurance éventuelle, étant donné que la marchandise doit être assurée auprès d'un assureur agréé, à des conditions acceptables pour la banque. Même ainsi, les banques peuvent exiger des garanties supplémentaires.